samedi 31 mars 2018

Analyse affiche de propagande 4 - SMART Damien



La période de troubles de la Révolution Culturelle a pareillement été le théâtre d’un phénomène marquant, celui du factionnalisme, dans lequel a évolué la fameuse Bande des Quatre. Trois grands pontes du parti gravitant autour de la redoutable épouse de Mao, Jiang Qing. Les trois hommes qu’étaient Zhang Chunqiao, Yiao Wenyuan et Wang Hongwen, occupaient alors chacun un poste clé dans les instances chinoises. Le dernier étant le vice-président du parti à l’époque. Des gens donc très influents et puissants, mais la femme du Grand Timonier s’en démarquait assurément.

Elle aurait profité de l’état de faiblesse de son mari, alors vieillissant et éprouvé par la politique, afin de le manipuler. Pour certains experts de la question, Mao Zedong était même membre de ce groupe qui demeurait dans ses bonnes grâces, bénéficiant ainsi de sa protection et de son appui. En vérité, si la bande des quatre ressort indemne est grandie de la purge politique menée durant la révolution culturelle, elle n’entre en action qu’à partir des années 70, parallèlement  à l’engagement du premier ministre Zhou Enlai face à l’emprise de l’armée sur le pouvoir.

Ce dernier formait avec son suivant Deng Xiaoping (revenu en grâce après avoir été discrédité durant la révolution culturelle) la première opposition à la prise de contrôle totale du parti, lorsque surviendrait la disparition du grand leader. Durant près de trois années, la bande des quatre va vivement critiquer le premier ministre sur le déclin et malade. Le factionnalisme qui déchirait le parti prit fin un petit mois après la perte de Mao (en octobre 76), qui avait désavoué les sinistres individus. Leur grand rival Deng Xiaoping reformait ainsi l’unité de la classe politique chinoise autour de sa personne et de sa pensée. Cette dernière phase que l’on attribue à la révolution culturelle a laissé entendre que les accusés, arrêtés et jugés, étaient les « seuls » responsables du drame humain.

L’affiche témoigne toute l’aversion populaire à l’égard du groupuscule ayant usurpé le pouvoir (bien que le président de la république était resté en place), suite au trépas de Mao, du fait d’une illégitimité de la part de son épouse à prendre sa suite à la tête du parti ; là où tout désignait Deng Xiaoping. Si bien que ce dernier reçu l’appui de l’APL et du monde ouvrier et citadin, face aux despotes trop enclins à réitérer les erreurs du régime et le laisser stagner dans son retard industriel. Ce à quoi un homme allait remédier avec sa politique progressiste qu’il n’avait vraiment pu imposer en compagnie de Zhou Enlai. La propagande menée par cette illustration servie à détourner le regard de la mise en cause du parti dans les évènements des années 60 à 70,qui auraient pu être évités, afin de condamner une poignée de mécréants et de ramener l’ordre au sein du pays, garantissant dès lors une légitimité totale au nouveau leader du pays que personne n’allait remettre en question. Un homme avait détrôné l’ennemi du peuple et sa confiance lui semblait toute acquise.

1 commentaire:

  1. Vouns n'avaez pas analysé le poster. Vous développez un discours qui n'est pas inintéressant, mais on perd le fil avec le poster.

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